La Ville qui respire / Evidence Inconnue 2
Kurt Demey Avec l’aide de la communité Flandre
Coproduction: Mira mirO ISTF & Domaine Provinciale Dommelhof
Résidences: Mira MirO ISTF, Domaine Provinciale Dommelhof, ...
‘Evidence Inconnue’ consiste en une série d’œuvres dans lesquelles Kurt Demey veut se servir de techniques issues du monde de l’illusion et du mentalisme comme autant d’outils artistiques. En filigrane sont posées les questions récurrentes sur ce que nous croyons ou voulons croire, sur l’existence ou l’absence du hasard.  Les représentations, installations et performances proposent chacune un conte poétique, qui vient mettre à nu notre désir de connaître le sens caché des choses.  
 
“La ville qui respire” est un spectacle-promenade, une espèce de voyage initiatique. Un groupe de 12 spectateurs suivent un guide. Chaque spectateur a un casque afin  de suivre la présentation d’une façon auditive.  Le son se compose de textes poétiques, de musique, des sons de la ville captés en direct (des détails) et les voix des acteurs. 
Le support technique (son) fonctionne avec des émetteurs et récepteurs. Il est donc possible que le groupe soit presque anonyme dans la ville. 
Un acteur peut également être à distance de son public, dans l’environnement urbain. Grâce au système audio, tout est audible pour les spectateurs. Il n’y a pas de  nuisance sonore et les passants ne sont pas attirés par le spectacle. Ils font partie naturellement du paysage urbain. Le public participe à la performance. Il parcourt un itinéraire défini. Sur sa route, il rencontre certains acteurs. Ceux-ci demandent au public de participer activement à leur recherche. Chaque quart d’heure, les 12 spectateurs partent pour une promenade qui dure environ 1 heure (y compris les intervention des acteurs). Le spectacle est joué 12 fois par jour. 144 spectateurs par jour. 
Dans «La ville qui respire”, c’est la ville qui devient mentaliste. Nous montrons d’une façon poétique comment elle nous manipule, comment elle n’échappe pas aux lois de la nature et comment elle se comporte 
à l’image d’un corps vivant. Les acteurs sont des chercheurs, pas des scientifiques! Pas un peuple en blouse blanche, mais des chercheurs poétiques (des pataphysiciens) qui cherchent les évidences inconnues entre les bâtiments, les rues,  l’espace public dans la ville. 
“La ville qui respire”  ne se joue pas dans le cœur d’un festival. Il emmène le public vers des endroits inconnus d’une ville.
Des histoires égarées volent comme poussière dans les rues
 
invisibles
 
Des histoires plus anciennes et plus mûres
deviennent collantes et pendent aux murs
 
murs de maisons
 
murs de villes
 
murs de jardins
 
une fine peau
 
invisible
 
Tu marches dans les rues. Tes mains effleurent les murs.
Doigts recroquevillés
 
Crissements
 
Le soir tu retires le jaune sous tes ongles
 
mélange d’histoires que tu réchauffes
sur une cuillière jusqu’à le rendre liquide.
 
Vide la cuillière dans un verre d’eau froide
 
le jaune se coagule
et flotte à la surface
 
Observe bien cette forme
 
elle raconte quelque chose sur toi
 
sur ton passé
ton avenir
 
Retire la forme du verre
pose-la sur ta langue.
 
Elle fond
 
la salive devient amère
 
 les pupilles s’élargissent
 
Tu glisses lentement dans un rêve
Festivals:
2010
Festival International de théatre de rue de Mira mirO, Theater op de markt, Leuven en Scène